Disques

Articles de cette rubrique

Ronde

Ronde

Un nouveau disque sous le bras, l’orchestre sort du bois. Ôtez vos laines, déployez grand vos feuilles, lâchez les bras yeux braqués sur la lune. Venez, mais gare au loup : sous le pas à la danse la forêt crisse.

Enregistré au studio Midi Live (Villetaneuse) par Bertrand Fresel, ce nouveau disque de l’orchestre déroule 7 titres, principalement issus de notre plus récent répertoire.
Les affinités de démarches entre celle du groupe néerlandais De Kift et notre propre orchestre, nos envies communes de nous croiser sur une scène sans y parvenir depuis si longtemps, nous ont conduit à solliciter en « oreille extérieure » Ferry Heijne, leader charismatique du groupe. Ferry a répondu à cette invitation avec amitié et délicatesse, faisant pour nous ce voyage.

[CD]

[CD]

Deux disques de feutre, solidarisés par un tourillon de bois forment emballage. Celui du dessus, amovible, fait couvercle et reçoit une image imprimée en sérigraphie (3 visuels différents / Camille Sauvage). La chaleur du feutre, son côté douillet et accueillant créent pour le disque un écrin précieux, à la fois dense et léger ; parce que la musique enregistrée, par la dématérialisation de l’écoute, perd aujourd’hui si rapidement le statut « d’objet » à part entière, nous avons voulu pour ce disque faire exister d’avantage encore cette notion peut-être obsolète. En créant pour pochette un objet volontairement différent d’un support habituel, nous désirons réaffirmer l’importance symbolique d’une réalisation artistique dans son ensemble. Et penser, aussi qu’à l’autre (notre) bout, ce travail manuel de la confection d’un disque peut se partager aussi entre les membres du groupe. Investir l’objet de transmission d’avec le public par là autant que la musique.

Pour commander, cliquez ici

[vinyle]

[vinyle]

La laine fraîche ne vous réussit pas, vos conquêtes s’enfuient,
la musique numérique n’adoucit rien de rien.
Ce mois-ci, un matériau moderne vous sauvera. Le vinyle.
En double exemplaire dans une pochette carton imprimée
à la machine à encre, notre « ronde » s’aventure sous vos saphirs,
et restitue au plus près la sueur sous la laine des pulls,
la couleur de la maille, la chaleur de l’air au sortir du tuyau.

Pour commander, cliquez ici

[numérique]

[numérique]

Notre nouvel album « Ronde » est maintenant disponible sur les plateformes numériques !
Et comme un bonheur n’arrive jamais seul, les albums « Sans Tête » et « Profondo Rosso - Notes sur un ciné spectacle » sont désormais également disponibles !
Le tout distribué par Absilone. Enjoy !

The Lost Tapes EP

The Lost Tapes EP

Trois petits tours, deux morceaux qui se tournent le dos,
et crus ou cuits à la carte, font ensemble danser les gens.
Aux lèvres, le sourire des prémices. Oui. Avant goût de la grande galette de l’automne,
aujourd’hui, ce sucre de carton en prémices.
Si vous avez l’identifiant et le mot de passe vous pouvez télécharger ici les deux titres.

Saisissez votre login et votre mot de passe pour accéder au téléchargement des morceaux :

Profondo Rosso

Profondo Rosso

Notes pour un ciné-spectacle

L’animal est là, de sortie à La Dynamo de Banlieues Bleues, le 25 juin 2013, où le spectacle s’est joué. En cet objet lourd, rempli à la pelle, papier imprimé et pistes sonores tentent de creuser l’expérience sensorielle du spectacle, de sa bande originale incandescente, aux enjeux historico-politiques de ce projet/miroir, à facettes multiples…

1975 : Profondo Rosso, le chef d’œuvre de Dario Argento sort sur les écrans italiens.
Quelques mois plus tard, sur une plage d’Ostie, près de Rome, dans la nuit du 1er au 2 novembre 1975, Pasolini est assassiné, dans des circonstances à ce jour encore non-élucidées.
Au même moment, l’Italie est au cœur de son « Mai Rampant », une décennie insurrectionnelle où s’inventent de nouvelles formes de vie et de lutte face à un État qui met en œuvre sa « stratégie de la tension ».
Et si cette période n’était pas une anomalie ? Si l’Italie n’était pas une exception ? Et si tout ceci était une métaphore, un emblème de ce qui nous arrive à nous tous, italiens, français, européens, depuis 30 ans : l’arrivée d’un « nouveau fascisme », tel que le nomme Pasolini ?
Après avoir tissé les liens contre-nature entre Pasolini, Argento et les années de plomb dans notre ciné-spectacle, nous avons invité auteurs, artistes et intellectuels de notre temps à continuer de les explorer dans notre livre-disque.

Pour commander, cliquez ici

Pluir

Pluir

Un nouveau disque de sortie

Troisième opus du grand ensemble mouvant, PLUIR se voulait dès le départ une simple pierre posée, marquant ce moment donné de la vie de l’orchestre. La musique qui s’y donne est celle jouée en concert depuis ces deux années passées, fidèle à l’esprit fourmillant porté par le groupe.

Enregistré en studio, ce multipiste de mémoire vive a un fil rouge. Les bribes d’un morceau à reconnaître, transmises sous forme de « palettes » aux 19 musiciens, puis proposées à l’un d’eux, momentanément érigé en « chef d’orchestre », qu’il en tire sa matière. Au final, une trentaine de moments musicaux d’improvisations dirigées, dont une stricte sélection est ici proposée. Ces petites perles (au sens de goutte de rosée) viennent ainsi chatouiller le rythme attendu du disque, entre moments orchestraux de bravoure, soli d’épiques solistes, intrusions sens/uelles de la voix, vagues de valse ou polyrythmies d’autres continents… Sous un emballage cousu sur-mesure par notre habile fée du joli : un « condensé », un « dans-l’esprit », un « c’est-tout-comme » de ce que propose Surnatural Orchestra sur les scènes variées où le groupe continue de se produire.

Pour commander, cliquez ici

Sans Tête

Sans Tête

Pas vraiment un disque. Un attirail dans une boîte en forme de coffre à malices : deux disques, deux cahiers, côte à côte. Enregistrée pour partie en public à La Dynamo de Banlieues Bleues, la musique, en alternant compositions récentes de l’orchestre et pièces de soundpainting est au plus proche de sa communicative énergie de scène, de son appétit de folies furieuses comme de thèmes simples et clairement menés.

En aparté, sur deux recueils de beaux papiers, Camille Sauvage, qui invente et fabrique de longue date l’imagerie du groupe, a couché ses dessins, mots et photos, et les a mêlés au fil des pages pour tisser ses fables à « l’homme sans tête ». Enfin et en sus, Nicolas Flesh, en guise de carte blanche, a donné « Soif », une épopée marine à sa manière, de son écriture comme une voix, qui tranche et déchire.

Pour commander, cliquez ici

Surnatural Orchestra

Surnatural Orchestra

« Orchestre = fanfare = orchestre » ou quand l’émotion à fleur de peau de l’une rencontre la science de l’autre : quatre invités, Norbert Lucarain, Christophe Monniot, Pierre-Olivier Govin et Daniel Casimir viennent renforcer de leurs solos les 19 de la bande, des flûtistes aux sousaphonistes. Sur les éléments primordiaux que sont les vents, les voix et les percussions, l’orchestre parvient à bouger avec une souplesse fulgurante, se jouant avec sûreté des tempos et de leurs variations. On passe tour à tour de la fragilité des flûtes à des coups de tonnerre cuivrés, l’orchestre semant au passage lyrisme et humour mêlés.

Dans ce disque très bien produit, la voix intervient parfois par bribes, dans un style « porte-voix de manifestation » ou bien comme un bruit de fond qui débouche parfois sur un choeur qui, par surprise et tout naturellement, transmue les rythmes d’Europe de l’Est (constituants essentiels du répertoire) en airs cubains : une « théorie des corps mêlés » disait un autre qui aimerait certainement ce très beau disque.

Noël Tachet – Improjazz n°99 octobre 2003

Produit par le prolifique label « Quoi de Neuf Docteur », les titres de l’album sont désormais en ligne sur amazon et itunes.

Grands formats

Grands formats

21 orchestres d’aujourd’hui

Ce double album (qui aurait aussi pu s’appeler « voir la musique en grand ») résonne d’abord comme un manifeste : on a encore le droit de faire de la musique ensemble et en nombre, d’en faire un art majeur, où la liberté de chacun s’exprime pleinement et collectivement. à l’écoute de ces enregistrements et de l’histoire racontée dans le livret, on découvrira la richesse et la vitalité d’une forme d’expression qui n’a cessé de se renouveler.

Alors, allons là où on ne nous attend pas, prenons des risques, soyons culotté, remuons nous pertinemment. j’entends d’ici les voix qui attaquent le refrain de l’artiste « doux rêveur »... faux ! nous sommes justement les champions de la réalité ! Notre métier à nous, c’est précisément de transformer nos rêves en réalité : être sur scène en Grands Formats est bien plus beau que les songes : nous le vérifions à chaque concert.

Jean-Rémy Guédon

Fairplaylist

Fairplaylist

Le son de Ménilmontant

La bizarrerie de ces artistes est dans leur art. Leur(s) musique(s) l’exprime avec une certaines pureté, une certaine innocence ou peut-être tout simplement avec vérité.

Combattre le formatage, c’est inciter les musiciens à faire ce qu’ils aiment, ce qu’ils ressentent, qu’ils s’expriment, qu’ils s’amusent à nous faire partager leurs émotions et leurs musiques. Puisse l’auditeur les découvrir sans autre à priori que sa curiosité. S’ouvrir à la découverte c’est gagner de la valeur critique et s’approcher du plaisir.

Gilles Mordant

CD disponible sur le site www.fairplaylist.org


Haut de Page