S – Entropie

Nicolas Stephan

concert pour Surnatural Orchestra

Création Hiver 2026/2027
Durée: Une heure (ressentie)

En préambule
Surnatural Orchestra n’a pas pour habitude de confier l’écriture d’un concert, spectacle, ou création à une seule personne, même en son sein.
Ça n’est même jamais arrivé en plus de 25 ans d’existence. Toujours, la composition de la musique s’est trouvée confiée au collectif, à la multitude. Pourtant, le prochain « concert » de l’orchestre, sera écrit par un seul de ses saxophonistes, Nicolas Stephan.
L’intérêt de cette nouveauté réside dans la possibilité donnée à une vision artistique de s’exprimer pleinement dans l’orchestre. De tirer un unique fil jusqu’au bout de sa bobine, et d’en sortir de la Joie.

Présentation

S est un concert rêvé par Nicolas Stephan pour Surnatural Orchestra depuis plus de 20 ans. En Thermodynamique, S est le signe de l’Entropie, la mesure du désordre.
Pour Surnatural Orchestra, c’est une tentative de mise en musique du chaos, un instant éparpillé. Le lieu où toutes les possibilités sonores peuvent advenir, au détour d’une écriture de l’imprévisible.
Des partitions graphiques de temps à autre projetées sur les murs, jouées, déchiffrées en direct. De grandes pièces orchestrales comme émerveillées d’être là croisent des chansons emmitouflées.
Chacun, chacune, se retrouve au bord du plongeoir au moment de la prise d’impulsion.Cela pourrait être de la danse, cela pourrait seulement. Ça improvise des chemins sinueux comme la lettre.
S est un concert emmêlé de silences, de voix, d’accidents, de mouvements, de Joie(s) et de sonorités indécises.

Distribution

Fanny Martin / flûtes, Clea Torales / flûte, sax alto, Camille Secheppet / sax alto & sopranino, clarinette, Nicolas Stephan / sax alto, Jeannot Salvatori / sax alto, Guillaume Christophel / sax ténor & soprano & clarinette, Martin Daguerre / sax baryton, Guillaume Dutrieux / trompette, Hector Léna Schroll / trompette, Julien Rousseau / euphonium, trompette, Bertrand Landhauser / trombone, Hanno Baumfelder / trombone, Morgane Pommier / trombone basse, Christelle Séry / guitare, Fabien Debellefontaine / sousaphone, Ianik Tallet / batterie

Guadalupe Marín Burgin / créations visuelles et partitions animées, Marie Desoubeaux / mises en mouvements

Anne Palomeres / lumières, régie générale, Rose Bruneau / son, Zak Cammoun / son

S: un titre court… Un peu de théorie

l’Entropie, en thermodynamique (notée S dans le monde scientifique) est la «mesure du désordre d’un système ».
Ne pas entendre ici désordre par manque d’ordre. Mais plutôt par quantité de configurations possibles, de désorganisations potentielles, ou d’anarchie, de libertés de mouvements des éléments les uns par rapport aux autres.

Le « système » sera ici un orchestre. Dix-sept musicien.enne.s placé.e.s sur une scène, produisant des sons. Une énergie, de la vibration, de la chaleur et du mouvement.

On sait que l’entropie d’un système fermé augmente inexorablement.
Dans le système-orchestre, cela mènera les musicien.enne.s à explorer et multiplier les configurations sonores, jusqu’à atteindre un point d’équilibre ultime, un état fantasmé de sérénité musicale, de Joie.
La Joie comme une arme de résistance

Paradoxalement, si on pousse l’analogie entre l’entropie d’un orchestre et celle de l’univers, il s’agira alors de « la mort thermique de l’univers » (selon d’anciennes théories ) mise en musique…

Partenaires de création scénographique et technique

L’adaptation en grand format vidéo des partitions graphiques sera confié à Guadalupe Marín Burgin, artiste visuelle argentine avec laquelle l’orchestre à déjà travaillé sur « Clameurs ». Elle re-dessinera ces partitions avec sa sensibilité et les projettera sur un grand écran visible par le public et l’orchestre pour une immersion général dans l’univers de « S »

Ce concert nécessitera une nouvelle disposition scénique, plus regroupée formant une sorte de carré au centre de la scène. De petits « ilots » de micros disposés de part et d’autres formaliseront d’autres espaces que les musicien.enne.s occuperont occasionnellement. Cette mise en espace du son que notre ingénieur son Zak Cammoun travaillera en amont s’accompagnera d’une création lumière d’Anne Palomeres.

Enfin, nous ferons appel à Marie Desoubeaux, chorégraphe, pour imaginer des modes de déplacement liés à la musique, d’ou émergeront sans doute une gestuelle particulière, et des moments presque dansés, individuels et collectifs. Laissant la possibilité aux gestes de prendre part aux sons.

La bamboche à bambins

Un concert participactif de Surnatural Orchestra, à hauteur d’enfant

On se noiera ici dans un joyeux pédiluve sonore à hauteur de bambins. Rien de bien différent de prime abord d’un concert de répertoire de l’orchestre.

Pourtant. Ces concerts particuliers sont proposés en format réduit (environ 45mn), façon de garder l’attention du jeune public sur la durée, et de proposer un moment dense où variété des musiques et élaboration festive sont les partis pris.

Un atelier de siku (flûte de pan d’Amérique latine) donné par deux musicien·enne·s de l’orchestre en amont de chaque représentation donne le ton, souffle le chaud. Ateliers ouverts à tous et toutes, dont les b.a.ba transmis permettront à chacun et chacune de se mêler ensuite au concert avec la fougue que donne l’envie de partager en faisant la pratique instrumentale…

Au travers de cette participation active des enfants (et de chacun, chacune !), une façon de sensibiliser par l’intérieur et le faire en commun à la puissance sensible et artistique de la musique en grand format, à sa spécificité de propositions : composition, improvisation, réactivité, délicatesse ou masse sonore…

Concert participatif

Le public au cœur du spectacle !

Sikus

Les sikus sont des flûtes en bambou originaires des montagnes du nord de l’Argentine, jouées traditionnellement lors de processions dans les montagnes andines. Légers, facilement transportables, bien que fabriqués à Lima, nos sikus restent des instruments très abordables.

Joué très souvent seul, l’instrument est utilisé par paire, deux flûtes pour un musicien, l’une jouant une partie des notes, la seconde les autres. Les sikus forment ainsi des couples inséparables pour créer des mélodies. L’émission du son en est plutôt aisée. Tout ceci en fait un instrument très ludique, et par là même très adapté pour un usage pédagogique. Développer le jeu en groupe en est pour nous l’intérêt principal. La complétude des sons émis donne vie à un seul même instrument : une sorte d’orgue humain.

Soundpainting

Inventé par Walter Thompson aux États-Unis dans les années 70, ce langage par signes a depuis fait son chemin à travers le monde, autant pour créer de la musique en temps réel, que comme outil de direction. Utilisé par des musiciens-musiciennes aussi bien que par des danseurs-danseuses, acteurs-actrices, techniciens-techniciennes…

Ici, nous l’utiliserons avec les personnes participant aux ateliers, comme entre nous, musiciens et musiciennes de l’orchestre, mais aussi en temps réel avec le public, car les gestes simples de direction se comprennent et s’utilisent facilement, par simple imitation.

Sont proposés des ateliers d’une heure, pour un groupe entre 10 (minimum) et 35 personnes (maximum). Ces ateliers peuvent être organisés en milieu scolaire ou proposés sous forme d’activités parents-enfants. L’âge minimum est de 7 ans.

Atelier Sikus

Prendre le temps de découvrir l’instrument, apprendre à souffler, émettre un son, et surtout : à s’écouter. Car l’idée est d’apprendre des morceaux dont chacun, chacune ne jouera qu’une partie, les parties s’enchevêtrant pour former la mélodie.

Nous apprendrons ainsi plusieurs morceaux qui seront joués pendant le concert avec Surnatural Orchestra. En même temps que l’apprentissage de ces mélodies, nous initierons les participant.e.s, à quelques notions de sound painting, de façon à pouvoir diriger, organiser, moduler les participant.e.s amateur.e.s pendant le concert, et d’interagir avec l’orchestre.

Ateliers Percussions corporelles

Prendre conscience du rythme, du mouvement et du son à travers le corps. Explorer comment frapper, frotter, taper, souffler, se déplacer et écouter.

Il s’agira de faire naître la musique à partir de gestes simples et collectifs, d’apprendre à jouer ensemble, à trouver la pulsation commune, à écouter l’autre autant que soi.

Cet atelier est aussi une porte d’entrée vers le concert La Bamboche à Bambins, où les participant·e·s retrouveront ces rythmes sur scène, en dialogue avec l’orchestre.

Une expérience ludique et vivante, où le corps devient l’instrument premier, et la musique un jeu partagé.

Distribution

Naïé Dutrieux / flûtes, Clea Torales / flûte, sax alto, Camille Secheppet / sax alto & sopranino, clarinette, Nicolas Stephan / sax alto, Jeannot Salvatori / sax alto, Guillaume Christophel / sax ténor & soprano & clarinette, Martin Daguerre / sax baryton, Guillaume Dutrieux / trompette, Hector Léna Schroll / trompette, Julien Rousseau / euphonium, trompette, Bertrand Landhauser / trombone, Hanno Baumfelder / trombone, Morgane Pommier / trombone basse, Christelle Séry / guitare, Fabien Debellefontaine / sousaphone, Ianik Tallet / batterie

Anne Palomeres / lumières, régie générale, Rose Bruneau / son, Zak Cammoun / son

Clameurs

1 – le spectacle

À l’image de ses nombreuses autres propositions scéniques, le nouveau répertoire de concert de Surnatural Orchestra s’est écrit et se joue comme un spectacle organique, surprenant, en mouvement perpétuel. Tous les aspects de la prestation – la musique, le son, les lumières, l’espace, le public – ont été pensés comme des matières à sculpter et à jouer.
Lors de l’écriture et de la création en résidence, le répertoire a été composé avec plusieurs prérequis esthétiques : une place significative laissée à l’improvisation et au soundpainting, cette technique de direction d’orchestre improvisée et partagée chère au collectif depuis ses débuts, comme un espace de liberté et de complicités; une recherche autour de la spatialisation du son par un travail d’écriture et de mise en son réalisé main dans la main avec l’équipe technique afin de pouvoir interpréter les morceaux aussi bien sur scène que dans le public ou depuis les coulisses et une scénographie lumineuse, jouant sur les effets de réflexion et les intensités, notamment par l’utilisation de costumes et d’accessoires à facettes.

2 – équipe et distribution

Bertrand Landhauser (trombone)
Camille Secheppet (sax alto, clarinette)
Christelle Séry (guitare)
Clea Torales (flûte, sax alto)
Fabien Debellefontaine (sousaphone)
Fabrice Theuillon (saxes alto et baryton)
Fanny Martin (flûte, piccolo, sax alto)
Guillaume Christophel (sax ténor, clarinette)
Guillaume Dutrieux (trompette, bugle)
Hanno Baumfelder (trombone)
Hector Lena Schroll (trompette, bugle)
Ianik Tallet (batterie)
Jeannot Salvatori (saxes alto et baryton)
Julien Rousseau (euphonium, trompette, bugle)
Martin Daguerre (saxes alto et sopranino)
Morgane Pommier (trombone basse)
Nicolas Stephan (sax ténor)
+
Anne Palomeres (lumières)
Jérôme Bertin (régie générale)
Rose Bruneau et Zak Cammoun (son)

3 – mentions obligatoires et production

Collectif Surnatural est soutenu par la DRAC Ile-de-France (ensemble conventionné et fonds de relance 2021), la Région Ile de France (PAC – aides à l’investissement), le Conseil Départemental 93 (compagnie départementale – aides à l’investissement), le CNM (aides à l’investissement), la SACEM (aide aux grands ensembles) et ponctuellement par la Spedidam. Il est membre de la fédération d’artistes pour la musique en Grands Formats et de la FSICPA (fédération des structures indépendantes de création et de production artistique).

Crédits photos : Valérie Frossard

La toile

De l’accointance partagée pour les choses vagues et les terrains à défricher ; de l’attirance déclarée pour les friches urbaines et humaines, par là où pousse le grain baladé au vent (qu’on ne sépare pas de l’ivresse) ; de l’inconnu d’où on plantera ce soir la pince du chapiteau, de leurs toiles et de nos lampes, qu’on dresse pour en faire sa maison d’un soir ; des vertiges du sol, quitté pour goutter le chemin exigeant du fil tendu ; de la joie de faire frissonner l’auditoire en prenant le risque comme écho, en léchant ce qui est fragile, nous nous rencontrons. Du cirque à nous il n’y a qu’un pas, il sera là franchi, encore une fois.

Sous ce nom, La Toile, un concept de spectacle(s) proposé par l’orchestre. Une façon de rencontre entre Surnatural Orchestra, son vaste répertoire, sa disponibilité d’inventions, et des gens de cirque dans leur diversité. La rencontre se fait lors d’une résidence courte, sur les acquis des protagonistes, une mise en commun des envies, le partage des possibilités combinatoires numéros de piste/énergie orchestrale… pour aboutir à une forme de spectacle mêlant les univers jusqu’à les fondre. L’aboutissement en est un spectacle à priori unique, joué de façon ponctuelle, entre 20 et 25 personnes sur scène, avec la belle fragilité inhérente de la proposition…

Des Toiles très diverses ont eu lieu depuis 2009 sous des formes variées avec des membres des compagnies :

Les Colporteurs, Cirque Inextremiste, Basinga (Tatiana-Mosio Bongonga), L’Immédiat, Bikes & Rabbits, Cheptel Aleikoum, Toi Dabord…

post scriptum : une première rencontre « Toile » avec la Compagnie Inextrémiste a finalement donné lieu à plusieurs formes évolutives, toutes très diverses, qui ont été des préambules à la création d’un spectacle de cirque original : « Esquif ».